L’incompatibilité entre la conduite et la prise de certains médicaments est une réalité à prendre en compte pour la sécurité routière

Une classification par ordre croissant de risque est désormais apposée sur les boîtes de médicaments à l’intention des conducteurs. Cette mise en garde concerne un grand nombre de registres, depuis notamment les médicaments contre la toux, en passant par les antidépresseurs jusqu’aux produits contenant des stupéfiants.

Prise de médicaments et conduite ne font parfois pas bon ménage. Certains médicaments ont un effet sur la vision, sur la vigilance ou sur les capacités psychomoteurs de l’individu. D’autres même peuvent induire à une somnolence subite et incontrôlée. Ces conséquences anormales sur le comportement ont un lien direct avec le traitement, ou sont constituées par les effets secondaires des composantes du produit. Pourtant, sur la route, un simple manque de réflexe et un centième de seconde de retard de freinage sont susceptibles d’être à l’origine d’un accident tragique. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : parmi les 8 000 décès enregistrés annuellement sur les routes, 5 à 8 % environ sont à imputer aux accidents liés à la prise de médicament au volant, soit 400 à 600 morts par an. Avec un peu plus de vigilance et d’attention, mais surtout une meilleure information à l’encontre des conducteurs, ces drames auraient pourtant pu être évités. Tous les moyens sont ainsi mis en œuvre par l’Etat, par les responsables de la sécurité routière ainsi que par les chercheurs dans le domaine médical, pour que dans le futur, les accidents liés à la prise de médicament au volant ne se produisent plus.

Un nombre important de médicaments peut, par intention ou par effet secondaire, altérer une ou plusieurs des capacités nécessaires pour une conduite sans risque. Selon les éléments actifs présents dans les produits, ces perturbations peuvent être passagères ou persistantes. Leur liste est longue mais on peut citer entre autres la somnolence, le trouble de la mémoire, la difficulté de se concentrer, le ralentissement intellectuel, les conduites suicidaires ou celles euphorisantes incitant aux prises de risque, la baisse de la vigilance, le trouble de la vision, ...etc. Quand on sait que les français sont de gros consommateurs d’antidépresseurs et de tranquillisants, l’enjeu est donc de taille.

Le problème de la banalisation des mentions et du pictogramme de mise en garde

Nombreux sont les médicaments dont la notice mentionne « le risque possible de somnolence chez les conducteurs ou les utilisateurs de machine ». Ces mises en garde, si fréquentes, ont fini avec le temps par devenir banales. De plus, leur portée est souvent vague et ambigüe. Conscientes de ce lapsus, les autorités françaises ont mis en place une autre disposition en 1999. Il s’agissait de l’introduction d’un pictogramme, visible sur les boîtes de médicaments comportant un risque pour la conduite : une voiture à l’intérieur d’un triangle de couleur rouge.

Pourtant, cette nouvelle mise en garde en image a aussi rencontré le même échec que son prédécesseur écrit, du fait de son caractère univoque. En effet, avec ce procédé, tous les produits étaient munis du même pictogramme, quel que soit le niveau de danger que leur emploi implique pour la conduite, de telle sorte que les utilisateurs ne se souciaient que très peu de la signification du petit icône. La classification des médicaments selon le degré de risque qu’ils font encourir au volant s’est donc avérée être la solution la mieux adaptée. Mais les médecins traitants ont aussi un rôle important à jouer quant à l’information qu’ils donnent à leurs patients sur les effets des médicaments qu’ils prescrivent.

La classification des médicaments indiquant le niveau de risque pour la conduite

Depuis 2005 donc, une classification est apposée sur les médicaments comportant des risques pour la conduite. Les médicaments de niveau 1 impliquent une simple prudence. Sur l’emballage figure un pictogramme jaune avec la mention « Soyez prudent, ne pas conduire sans avoir lu la notice ». En niveau 2, la précaution s’impose, le pictogramme orange est accompagné de la mention : « Soyez prudent. Ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé », leur prise peut nécessiter un arrêt de travail. Quant au niveau 3, ce sont carrément des médicaments incompatibles à la conduite. Avec le pictogramme sur fond rouge, on peut lire la mise en garde : « Attention, danger : ne pas conduire. » Pour la reprise de la conduite, demandez l’avis d’un médecin.

Le devoir du médecin d’informer ses patients

Depuis 1997, la loi française, par le biais de la Cour de Cassation, impose aux médecins de fournir à leurs patients toutes les informations relatives aux risques que les médicaments prescrits peuvent induire sur la capacité à conduire, même dans le cas où ces risques ne sont qu’exceptionnels. Les seules exceptions acceptées sont l’urgence, l’impossibilité ou le refus du patient d’être informé. Le même médecin doit par la suite être en mesure de prouver qu’il a bel et bien fourni lesdites informations.

Cette mutation juridique est de ce fait à la source d’une transformation qui s’impose aux praticiens quant à leur processus d’approche, autant dans la communication avec leurs patients, que de leurs procédés et leurs choix thérapeutiques. En effet, les effets de certains médicaments peuvent demeurer jusqu’à plusieurs jours après la prise. A l’inverse, d’autres substances requièrent de la prudence dans les premiers jours de thérapie avant que l’organisme de la personne ne se stabilise. Le médecin a donc pour devoir de s’enquérir de la profession du malade. Si ce dernier est un professionnel de la conduite, un arrêt de travail doit lui être prescrit pour la prise de médicaments présentant des risques au volant. Ainsi, dans le cas de la survenue d’un accident grave lié à la prise de médicament et ayant engendré de lourdes conséquences matérielles et corporelles, il est fort possible que le médecin du conducteur qui est à la source du drame soit impliqué pour défaut d’information.

Quelques exemples de thérapies présentant des risques pour la conduite

Certains médicaments se caractérisent par la présence de substances stupéfiants dans leur composition. La plupart du temps, ces produits ne peuvent être obtenus que sous prescription médicale. Si un conducteur auquel on a effectué un test positif n’est pas en mesure de présenter ladite prescription ou s’il a dépassé les doses préconisées, il risque de lourdes peines, d’où le danger de l’automédication ou de la reprise d’un traitement sans l’avis du médecin. Ce délit sera sanctionné au même titre que la consommation de stupéfiants illégaux tels l’héroïne, la cocaïne ou le LSD. A noter que l’association de plusieurs médicaments ou la consommation d’alcool en simultané peut décupler l’effet du produit, les risques de causer un accident au volant seront ainsi plus accrus. Il faut aussi savoir que certaines prescriptions contre la toux ou le rhume contiennent de l’alcool, d’où la nécessité pour les conducteurs, de faire attention pendant leurs prises.

Un nombre important de médicaments psychotropes sont également incompatibles avec la conduite, non seulement pour leurs effets secondaires mais aussi pour leurs effets intentionnels. Parmi ces produits figurent des somnifères, des antidépresseurs, des psychostimulants, des neuroleptiques, des normothymiques ou encore des anxiolytiques. La famille des benzodiazépines est sans conteste celle qui est la plus souvent montrée du doigt. Par ailleurs, les patients qui ont besoin de suivre des thérapies par les psychotropes peuvent d’ores et déjà être dans l’incapacité de conduire du fait même du mal dont ils sont atteints.

Les personnes souffrant de diabète ou d’épilepsie se trouvent aussi dans la même situation. Elles doivent donc être informées des risques au volant liés aux prescriptions médicales (l’usage de l’insuline par exemple), autant qu’à la possibilité de la survenue d’un malaise à tout moment du fait de leur maladie. Il en va de même pour ceux ayant consulté un ophtalmologue et qui doivent par exemple faire une application locale de collyre.

Les médicaments contre la maladie d’Alzheimer et celle de Parkinson, ceux préconisés pour combattre le vertige et les troubles de la concentration, les médicaments utilisés lors du sevrage des personnes en cure de désintoxication au tabagisme ou à l’alcoolisme, ainsi que certains antimigraineux, anesthésiques, antiallergiques et antalgiques, sont également incompatibles à la prise de volant. A savoir que cette énumération est loin d’être exhaustive. Ainsi, le registre contenant les noms des produits comportant des risques pour la conduite doit être mise à jour constamment, en tenant compte des recherches effectuées en la matière, mais aussi de l’apparition de nouveaux médicaments sur le marché.


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