Expression de colères divines pour certains, la foudre est d’abord pour les assureurs une cause d’incendies et d’importants dégâts matériels. C’est pourquoi l’assurance multirisque habitation inclut ce sinistre dans la garantie « incendie et événements assimilés ». Toutefois la foudre n’est pas une fatalité, il existe des moyens d’en protéger sa maison et ses biens. Car si être assuré c’est bien, être épargné c’est mieux.
Protéger sa maison des impacts directs de la foudre suppose de dériver la décharge électrique vers la terre, afin d’empêcher la formation de dommages thermiques ou électriques.
Le paratonnerre est un dispositif de capture de la foudre, formé de tiges métalliques, complété par des conduites de descente plaquées sur les parties exposées de l’immeuble, et d’un dispositif de mise en terre.
Il s’agit d’éviter la propagation d’une surtension dans votre propre circuit électrique, que cette surtension provienne de la terre ou du toit. Si débrancher tous les appareils terminaux électriques et de télécommunication est une première solution, elle requiert votre présence.
Deux dispositifs peuvent utilement se compléter pour préserver de toute détérioration les biens sensibles, équipés ou non de prise de terre, comme la télévision, l’informatique ou la hifi.
L’installation de parafoudres, dit suppresseurs ou protecteurs de surtension, consiste à placer en palier des parafoudres de « tête », à l’arrivée de la ligne principale, puis sur l’alimentation principale, au tableau électrique.
Ces parafoudres dérivent vers la terre une part maximale de surtension.
Différents types de parafoudre sont conçus selon l’importance du risque foudre. Ce sont les types 1 et 2. Leur action est complétée par l’installation de parafoudres, à proximité des équipements sensibles, dits type 3.
Les bâtiments construits dans le respect des normes techniques actuelles comportent des suppresseurs de surtension entre l’appareil terminal et les câbles de raccordement.
A défaut de parafoudre, vous pouvez isoler vos appareils terminaux par l’installation entre la prise et l’appareil à protéger de connecteurs commutables, qui disposent d’une protection de surtension intégrée.
En général, le montant de votre cotisation et, le cas échant, l’importance de votre indemnisation sont fonction des moyens que vous avez mis en œuvre pour vous prémunir des risques de sinistre quel qu’il soit. Cet équilibre entre prévention et indemnisation est très variable selon les compagnies d’assurance, selon votre environnement et selon le risque considéré.
En matière d’indemnisation des dégâts occasionnés par la foudre, l’obligation de se prémunir des impacts de la foudre dépend de la région où vous vous situez et de votre contrat d’assurance habitation.
En France, dans certaines régions à hauts risques, le parafoudre est obligatoire pour que le circuit électrique soit conforme à la nouvelle norme Afnor NF C 15-100.
Le risque est considéré faible ou élevé selon que le niveau kéraunique est inférieur ou supérieur à 25 jours par an. Le niveau kéraunique est défini par le nombre de jours d’orage par an.
Précisément, les risques sont élevés en PACA et Rhône-Alpes, aux Antilles, en Guyane, ainsi que dans une grande partie de l’Aquitaine.
La densité de foudroiement, c’est-à-dire le nombre d’impacts de foudre par an et par km2, est également prise en compte.
Les compagnies d’assurance sont de plus en plus nombreuses à lier leur niveau d’intervention à la conformité de votre réseau électrique à la norme NF C 15-100. D’autres assureurs offrent également des tarifs de cotisation plus avantageux.
Les exigences de la norme électrique NF C 15-100 :
Si les lignes sont souterraines, le parafoudre n’est pas obligatoire.
Votre équipement infaillible vous vaudra la reconnaissance de votre assureur et Zeus n’aura plus qu’à remballer ses éclairs.
[Sophie Barthelemy]
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